Indie Games - un ouvrage sur les jeux vidéo indépendants

Histoire, artwork, sound design des jeux vidéo indépendants
GOG.com est heureux de s'associer avec Bragelonne Editions pour la promotion de leur nouvel ouvrage : Indie Games.
Vous connaissez peut-être déjà Bragelonne Editions pour leur catalogue. En effet, cette maison d'édition indépendante est spécialisée dans la publication de livres de fantasy, de fantastique et de science-fiction. Dans leur collection, vous pouvez notamment trouver la saga du Sorceleur, le roman "La forme de l'eau" ou plus récemment "Altered Carbon".
Si certains ouvrages sont liés au monde du jeu-vidéo, Indie Games est la première publication de Bragelonne Editions dédiée à cet art. Vous y retrouverez plus de 200 pages dédiées aux studios de développement indépendants, comme PlayDead et Amanita Design, ou à certaines étoiles montantes du milieu comme League of Geeks ou Team Cherry. Et puisque le domaine est aussi visuel que narratif, leurs témoignages et leurs anecdotes seront accompagnés de plus de 300 images.
Nous avons eu la chance de pouvoir parler à Bounthavy Suvilay, l'autrice d'Indie Games afin qu'elle nous en dise un peu plus !
Bonjour Bounthavy, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
Bounthavy : Bonjour ! En fait, j'ai une double identité. D'un côté je suis en doctorat et je fais une thèse sur Dragon Ball. De l'autre j'ai été journaliste spécialisée en jeu vidéo pour le magazine IG (dont j'étais rédactrice en chef) et jeuxvideo.com Ah, je travaille aussi de temps en temps pour AnimeLand, magazine spécialisé dans le manga et l'anime ! Mince, c'est ma troisième identité...
Pourquoi avoir décider d’écrire un livre sur l’histoire des jeux-vidéo indépendants ?
Bounthavy : En fait, j'ai été contactée par Bragelonne. Julien Lemaitre est à l'origine du projet. C'est un gamer et un amateur de musique qui adore les jeux indé. C'était un projet de beau-livre et il avait besoin de quelqu'un pour les textes. De mon côté, je trouvais le projet vraiment intéressant mais je trouvais qu'on pouvait essayer de mettre en perspective les jeux en les replaçant dans une histoire et en essayant de montrer toute la variété du jeu vidéo. De plus, je trouve qu'il y a de plus en plus de bouquins sur le jeu vidéo et que la plupart adopte un point de vue très nostalgique sur le thème "les jeux, c'était mieux avant". Je n'ai rien contre le rétro gaming mais je trouve qu'il est tout aussi intéressant de parler des concepteurs d'aujourd'hui, des passionnés qui essaient de vivre de leur création.
Concrètement, par quoi on commence quand on doit rédiger un tel ouvrage ?
Bounthavy : Par faire du café. Beaucoup de café... Ensuite, on contacte tous les gens que l'on connait qui font du jeu indé et de fil en aiguille on parvient à rassembler une cinquantaine d'entretiens pour donner la matière brute du livre. Ensuite il faut retravailler le tout.
Qu’est-ce qui a été le plus compliqué au cours de cette aventure ?
Bounthavy : Rien n'a vraiment été compliqué car la plupart des studios indé sont vraiment super sympa. Ce n'est pas pour les brosser dans le sens du poil que je dis cela. C'est vrai. Les relations sont plus simples quand tu n'as pas une armée d'attachées de presse ou d'intermédiaires pour parler aux créateurs. En revanche, ce qui est un peu contraignant, c'est le décalage horaire pour faire des interviews avec des gens sur la côte ouest des USA. Tu as beau avoir préparé des questions, c'est toujours un peu compliqué d'être super alerte vers 1 heure du matin pour rebondir sur des réponses. Ensuite, il te faut une nouvelle dose de café pour retranscrire les interviews et les traduire en français avant d'insérer des extraits tout au long du bouquin.
Est-ce qu’il y a une information, une anecdote, qui t’a vraiment marqué lorsque tu as parlé avec des acteurs du jeu indépendants ?
Bounthavy : En fait, il y en a plusieurs et je les ai rassemblés dans un chapitre qui aurait dû s'appeler "shit happens" ou la "loi de Murphy". Le titre final est différent mais tu y trouveras les meilleures anecdotes que j'ai recueilli. Sinon, ce qui revient souvent dans les interviews avec les indé, c'est à quel point tu dois être passionné pour te lancer dans un projet de jeu.
Pour finir, quels sont tes jeux indépendants préférés ?
Bounthavy : C'est difficile de répondre. Il y a des jeux que je trouve géniaux mais comme je suis plutôt un joueuse casual, je laisse plutôt mon compagnon passer des heures à refaire le niveau et explorer tous les recoins (genre Super Meat Boy ou Hollow Knight). Dans un autre genre, j'avais passé aussi beaucoup de temps sur Mush. Ensuite, il y a les jeux que je trouve super intéressant mais que les gens n'apprécient pas toujours comme des "vrais jeux" (World of Goo, What remains of Edith Finch, Monument Valley). Sinon, on aime tous les deux les jeux avec une direction artistique travaillée comme FireWatch ou Night in the Wood.
Merci à Bounthavy d'avoir répondu à nos questions. Sachez que l'ouvrage est disponible dans toutes les bonnes librairies mais également sur internet ! Vous pouvez aussi tenter votre chance pour gagner deux exemplaires sur notre Twitter et un exemplaire sur notre page Facebook !
Bonne lecture à tous !